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Tout sur la Bio

"Produit naturel" "produit sain"...

 

Ces termes désignent souvent les aliments bio. En fait, c'est cela et bien plus encore. Il s'agit avant tout d'un aliment qui a été produit selon des règles très strictes, consignées dans un cahier des charges, qui ont pour objectif le respect de l'environnement et des cycles naturels.
Acheter bio, c'est donc contribuer au développement d'une agriculture non polluante, qui préserve les ressources (l'eau), les milieux (le sol) et la vie (par le maintien d'une plus grande biodiversité).

UN PEU D'HISTOIRE

Les pionniers de la bio : trente ans déjà

Si 2002 a été marqué par la médiatisation mondiale du sommet de la Terre de Johannesburg et la prise de conscience de l’état d’urgence écologique, l’an 2000 a été pour la l’agriculture biologique, l’année de la consécration scientifique. Il aura fallu trente longues années pour que les idées des premiers agriculteurs biologiques soient confirmées par la science après avoir été âprement combattues par les tenants de la chimie à outrance et les pollueurs de tous crins. Les premiers résultats d’une étude comparative démontrent de façon magistrale la supériorité nutritionnelle des aliments issus de l’agriculture biologique.

Qui sont ces pionniers ? C’est une poignée d’hommes de cœur qui a pris conscience dès 1960, que la chimie à outrance (engrais, pesticides, herbicides) était nocive pour la santé et que de nouvelles pratiques culturales devenaient indispensables pour assurer la qualité de la production agricole et la préservation de l’environnement. Ce courant réunit l’ensemble des professionnels du monde agricole -agriculteurs, éleveurs, arboriculteurs, viticulteurs, maraîchers, jardiniers, transformateurs, distributeurs - sans oublier les professions médicales et paramédicales conscientes que la qualité de l’alimentation conditionne la santé.

De nombreux mouvements tel que Nature et Progrès et le mouvement biodynamique, ont apporté une pratique, une expérience qui ont permis à l’Agriculture Biologique de poser ses fondements : règles agronomiques et de transformation précises, respect d’un cahier des charges strict, contrôle de cet engagement par un tiers indépendant.

En 1981, un réglement national définit l’Agriculture Biologique.

En juin 1991, le réglement européen (texte n°2092/91) définit les règles de production biologique pour les végétaux et instaure un contrôle de certification obligatoire pour les producteurs et les transformateurs de produits biologiques.

En Juillet 1999 paraît l’extension du réglement aux productions animales au Journal Officiel. Elle sera appliquée à partir du 24 août 2000 et immédiatement en ce qui concerne l’interdiction de présence d’OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) dans tous les produits biologiques.

Les précurseurs ont marqué leur passage de travaux et d’ouvrages qui aujourd’hui encore nous servent de référence : Raoul Lemaire, Jean Boucher, Louis Sévelinges, Rudolph Steiner, André Louis, Mattéo Tavera, Louis-Claude Vincent, André Birre, Henri-Charles Geoffroy, Dr. Henri Quiquandon vétérinaire, géobiologue et auteur de livres de référence, Claude-Louis Kervran, Xavier Florin... L’association « Les pionniers de l’agriculture biologique » a été créée en 1992 par Claude Artur, Jacques Monin, Jacques Lagrange, Maurice Taunay, Joseph Martelot et Michel Ordonneau.

Il est regrettable que la France pionnière du mouvement bio se soit au fil des ans laissé distancée par ses voisins européens. Espérons que le gouvernement prendra très rapidement conscience des enjeux et donnera toutes leurs chances aux agriculteurs bio ou désirant le devenir.



LES PRATIQUES DE L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE


Les cultures : nourrir le sol pour nourrir la plante.

Afin de respecter les équilibres naturels, les producteurs bio s'interdisent tout recours aux produits chimiques. Ils vont donc utiliser d'autres méthodes :
puisqu'on ne peut pas nourrir la plante directement par des engrais chimiques, en Agriculture Biologique, on va "nourrir le sol pour nourrir la plante" : on incorpore du compost pour activer la vie microbienne du sol, on cultive des engrais verts entre deux cultures pour enrichir naturellement le sol en azote, et on pratique des rotations adaptées pour ne pas épuiser le sol ; contre les maladies et les ravageurs, on utilise la lutte biologique (insectes auxiliaires...) et des traitements à base de plantes ; le désherbage se fait manuellement, mécaniquement, ou à l'aide de désherbeurs thermiques.

L'élevage ; le bien-être animal avant tout.
Les animaux sont nourris à partir d'aliments biologiques, dont une grande partie doit obligatoirement être produite sur l'exploitation même. Ils ont accès au plein air et disposent de suffisamment d'espace dans les bâtiments.
Le nombre de traitements antibiotiques et allopathiques annuels étant limité à 1 ou 2 (voire 0) selon les espèces, on utilise en Agriculture Biologique les thérapeutiques douces telles l'homéopathie, la phytothérapie...
Mais surtout, que ce soit pour l'élevage ou pour les cultures, les producteurs bio misent avant tout sur des méthodes préventives plutôt que sur des méthodes curatives, suivant ainsi le vieil adage : " il vaut mieux prévenir que guérir ".
Par ailleurs, toute utilisation d'Organisme Génétiquement Modifié est interdite, que ce soit pour les cultures, l'alimentation des animaux ou le traitement des maladies.

 

LA CONVERSION

Pour devenir producteur biologique, un agriculteur va devoir pendant une période de 2 ou 3 ans (5 ans en biodynamie label demeter), respecter le cahier des charges sans pouvoir vendre ses produits en bio. On dit qu'il est en conversion vers l'Agriculture Biologique.

 

LES CONTRÔLES ET LA CERTIFICATION

Respecter les règles de l'Agriculture Biologique c'est bien, pouvoir le garantir, c'est mieux !
Chaque année, tous les producteurs bio et en conversion reçoivent la visite d'un Organisme Certificateur qui contrôle les pratiques de l'exploitant et délivre les certifications.
Cela implique une très grande traçabilité de tous les produits de l'Agriculture Biologique à tous les stades de la production.


Il existe actuellement quatre principaux Organismes Certificateurs : Certipaq, Ecocert, Qualité France et Ulase. Pour être agréés par l'Etat, ils ont dû répondre à des exigences d'indépendance, d'impartialité, d'efficacité et de compétence.

Une fois le producteur agréé, il va indiquer sur ses produits le nom de l'organisme qui lui a délivré le certificat faisant référence à l'Agriculture Biologique. Ceci garantit que vous êtes bien en présence d'un produit biologique, ou d'un aliment préparé, dont au moins 95% des ingrédients sont issus de l'Agriculture Biologique. Les 5% restant étant reservé à des produits naturels mais non bio comme le sel par exemple.

Il peut aussi apposer sur ses produits, mais il n'est pas obligé, le logo AB certification française.

Signalons egalement les logo BDIH et Cosmebio qui garantissent un cahier des charges sur les produits cosmetiques.

ETIQUETAGE

Les produits transformés que l'on trouve sur le marché sont classés selon la proportion d'ingrédients biologiques entrant dans leur composition.

 

L'étiquetage permet une identification claire des produits :

Bio à plus de 95%
Les produits biologiques dont la teneur en ingrédients biologiques est supérieure à 95% ont droit à la mention "Agriculture Biologique" dans leur dénomination de vente et peuvent bénéficier du logo AB.

Bio à plus de 70%
Pour ces produits, la mention "Agriculture Biologique" n'est pas autorisée. L'étiquetage indiquera "x% des ingrédients d'origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique" et distinguera les ingrédients biologiques des ingrédients de l'agriculture conventionnelle dans la liste des ingrédients.

Bio en conversion
Les produits agricoles non transformés et les aliments composés d'un seul ingrédient d'origine agricole issu d'une exploitation en conversion peuvent porter la mention "conversion vers l'Agriculture Biologique".

Cependant le logo AB(français) n'est pas une obligation alors seul la mention contôlé par l'organisme certificateur permet de garantir la qualité du produit.

Il existe egalement des logos europpen.

 

LES MENTIONS

Les mentions sont des marques spécifiques d'organismes Gestionnaires de Marque qui
souhaitent ainsi défendre leur·propre vision de la bio. Ils élaborent leurs propres cahiers des charges, plus stricts que le règlement européen de l'Agriculture Biologique, et assurent leurs propres contrôles.
Citons en particulier Demeter qui certifie des exploitations en Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès ,Cosmebio, BDIH, Bio equitable.

 

LES LABELS COSMETIQUES

Le marché des cosmétiques est inondé de produits qualifiés de "naturels" composés trop souvent d'une partie infime d'ingrédients réellement naturels !

C'est pourquoi des labels ecologiques on vu le jour BDIH d'origine allemande et Cosmebio d'origine française.

 

Pour qu'un produit cosmétique soit labélisé "cosmétique Ecologique et Biologique" par Cosmébio, il doit être vérifié par un *organisme reconnu par l'Etat.

contrôle des ingrédients, de leur pureté et de leur traçabilité :

les matières premières naturelles doivent être exemptes de contaminants tels que métaux lourds, hydrocarbures, pesticides, dioxines, OGM, nitrates, et obtenues par des procédés simples.

Elles doivent être de qualité Biologique quand c'est possible et doivent représenter au moins 10% des ingrédients.

interdit d'utiliser :

les produits de synthèse suivants : colorants synthétiques, conservateurs de synthèse, parfum de synthèse, antioxydants et émoliants de synthèse, les huiles et graisses de synthèse, les ingrédients issus de l'industrie pétrolière, les silicones.

les produits animaux.

contrôle du respect des mesure de protection de l'environnement :

épuration des rejets, tri sélectif, interdiction d'employer des produits de nettoyage agressifs, etc.

les tests sur les animaux sont interdits

les emballages doivent être non polluants et recyclables (interdit : le PVC, le polystyrène, les emballages multicouches)

contrôle de l'étiquetage :

le pourcentage des ingrédients d'origine naturelle et celui des ingrédients Bio doivent être clairement indiqués.

Désormais, il est donc possible pour le consommateur d'identifier facilement le niveau de qualité d'un produit cosmétique par la présence de logo Cosmébio !


QUALITES DES PRODUITS BIO ET SANTE

Les produits issus de l’agriculture biologique sont riches en nutriments, en moyenne 25 % de plus que les produits conventionnels (enquête de l’INSERM), surtout en acides aminés et acides gras essentiels, en vitamines et oligo-éléments anti-oxydants (prévention du vieillissement cellulaire et du cancer) et encore plus en fibres (prévention de l’excès de poids, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des troubles du transit et du cancer du colon).

Plus riches en nutriments, ces aliments sont donc plus savoureux et le plaisir qu’ils procurent ne doit rien aux agents chimiques de synthèse.

 


 

LES PRODUITS BIO SONT-ILS PLUS CHERS ?

En bio, les rendements sont souvent plus faibles, les animaux vivent plus longtemps (ils doivent donc être nourris plus longtemps), et les pratiques utilisées nécessitent plus de main d'œuvre, Tout ceci explique que les produits bio soient souvent plus chers que les produits conventionnels. En revanche la suppression de pesticides et d'engrais génère une réelle économie.

Mais si l'on incluait dans le prix des aliments du super ou hypermarché les coûts cachés, le rapport serait largement inversé...:

- Les marge arrières economiquement devastatrices.

- A travers mes impôts pour la PAC. 80% des aides PAC vont à 20% des plus gros agriculteurs, le rapport serait très largement inversé...

- A travers mes impôts et prélèvements sociaux pour financer les dégats sur l'environnement (dépollution des eaux et des sols en nitrates et pesticides) et sur l'être humain au niveau de la dégradation de sa santé

- A travers mes prélèvements sociaux pour assister les agriculteurs qui disparaissent. En France une ferme disparait toutes les 15 minutes, sacrifiée au nom de la compétitivité.

En tenant compte de ces critères la bio coûte moins cher à la société que l'agriculture intensive. voir Article extrait de la revue Du sol à la Table, n° 50 sur les etudes réalisées


Il est cependant possible de manger bio pour un budget équivalent au traditionnel : D'abord en priviligiant les produits de saison ensuite en alternant protéines animales et végétales enfin en achetant aux magasins spécialisés qui priviligie les approvisionnements directs aux fournisseurs et qui pratique des marges normales. Cette diversité alimentaire apportant rapidement un vrai plaisir. Enfin grâce à une véritable richesse nutritive des aliments plus complets, on peut manger un peu moins. Exemple une portion de roquefort conventionnel apporte 30 % de calcium en moins que la même quantité en bio. (Etude du Professeur Joyeux Professeur de Cancérologie et Chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier.)



 

 


 


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